•   Vous souvenez-vous de ma soi-disant robe Angela 15 ans ? Depuis le temps que je promettais une petite sœur à ce pilier de ma garde-robe, il aura fallu que je tombe sur un tissu providentiel pour lancer le processus. Ce ne fut pas gagné, puisque ce pilou à carreaux 100% coton à l'exceptionnel toucher 100% cachemire aperçu deux semaines auparavant chez sacrés coupons était devenu introuvable au détecteur à pépites quand je me suis décidée à m'en porter acquéreuse et que son signalement ne disait rien aux vendeuses ; je m'apprêtais à me demander s'il avait vraiment existé et à devoir en faire le deuil quand je l'ai retrouvé sur leur site internet ! Il en reste deux et le métrage est parfait pour un pyjama, je dis ça je dis rien.

    La robe doudou

      Je suis partie de ma nouvelle base pour la construction. Le haut n'est pas patronné de la même manière que la première fois parce que je voulais un peu moins de tension sur l'épaule : le décolleté est donc un peu plus lâche et la tête de manche tombe davantage sur l'extrémité de l'épaule, un poil trop cette fois. J'ai absorbé un peu plus de volume à la poitrine à l'aide de deux pinces au lieu d'une, orientées de manière à préserver la continuité des lignes rouges/jaunes. La manche est également perfectible, mais je suis surtout satisfaite de voir que j'arrive maintenant à pondre une manche correcte sans me baser sur des calculs/tracés alambiqués.

    La robe doudou

      Le décolleté fini au biais a été stabilisé par une bande de thermocollant.

    La robe doudou

      Le grand dilemme de cette robe fut la longueur de la jupe dos car la principale motivation derrière cette nouvelle déclinaison est que la première a rétréci à ce niveau. Déjà que la longueur midi n'est pas franchement le genre de la maison, là c'en est arrivé au point où je ne peux plus me pencher, heu, sereinement. Une longueur dos à la carte était possible en plaçant le demi cercle dans la longueur, mais cela m'aurait forcée à un haut dépourvu de la légère élasticité du sens trame. L'option choisie a donc été de couper la jupe dans la largeur, d'où la longueur limitée.

    La robe doudou

    2014 vs 2019

      A la fin de mon billet de 2014 je regrettais que les manches fussent un peu courtes, 5 ans et 5 cm plus tard, les voilà idéales.

    La robe doudou

     Après cette photo j'ai repris la ligne de taille qui gondolait un peu sur le devant.

      Le dernier fil coupé, j'ai épongé une larme de bonheur... pour m'apercevoir que j'avais oublié la planque du mouchoir. Et c'est parti pour re-2 poches paysannes, d'abord montées à l'envers parce que j'étais pressée youhouuu ! Je ne sais toujours pas si c'est l'idée du siècle de les avoir mis sur une zone qui tombe dans le biais mais la déformation de robe n°1 ne semble pas horrible, alors qui vivra verra.

    La robe doudou

    La robe doudou

      Nous vivons une saison parfaite pour cette robe. Et la différence majeure d'avec 2014, c'est que j'ai maintenant 2 grand châles pour venir la réchauffer !

    La robe doudou

    La robe doudou

      Elle n'est pas doublée car je déteste toujours autant poser des doublures et heureusement le pilou mou ne colle pas aux collants. Ses 80 cm à la taille ne l'empêchent pas d'être enfilée facilement même sans système de fermeture.

      Bilan : grosse vibe wardrobe staple pour cette resucée, qui ne serait à corriger que d'un brin pour les légères dissonances subsistant (épaule et carrure devant à raccourcir, excès de tissu de la tête de manche au dos, hauteur de l'ourlet à niveler). Mais entre nous on sait que le coton ça rétrécit toujours un peu, donc dans quelques lavages elle devrait s'approcher d'un état ressemblant à rien de moins que la perfection à mes yeux.


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  •   Un des projets de 2019 était de dessiner le T-shirt parfait un T-shirt qui m'aille le mieux possible. Pour comprendre un peu comment y arriver, j'ai fait ce que j'aime bien faire dans ces circonstances, c'est-à-dire reporter de façon superposée les tracés de plusieurs patrons de T-shirts, une dizaine en l'occurrence, comprenant notamment ceux que j'ai déjà faits (Briac, Casual Wear, Plantain, Burda) et quelques autres dont les réalisations sont abondamment publiées sur le net pour ceux qui sont gratuits (Arsène ancienne version, Badiane, Stellan Tee, d'autres Burda, un Ottobre), après retrait des marges de couture pour ceux qui en sont dotés. Ce qui m'a permis de comprendre ce qu'il me fallait et l'origine de certains aspects récurrents distingués sur les réalisations de ces divers patrons.

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      Mais d'abord, penchons-nous sur un T-shirt un peu spécial : celui en jersey de chanvre/coton fin GOTS reçu à la fin de la campagne de financement ulule qui consistait à soutenir la relocalisation en France du tricotage/tissage des tissus de la Cantate du Chanvre, dont l'affaire a depuis été reprise par Macasports. Ce jersey n'ayant a peu près aucune élasticité, je testais alors une formulation située entre le T-shirt pour homme du livre Casual Wear et le Briac du livre Coudre le stretch dans le but d'obtenir un T-shirt estival ample et fluide.

    Le T-shirt bien

    En septembre 2018

      Le côté endroit du tissu, plus doux, a été placé sur l'envers. J'ai commis l'erreur fatale de tirer un peu sur le tissu à la coupe pour le redresser car il vrillait comme un malade. Mal m'en pris puisque c'est maintenant sur moi qu'il dévrille... Leçon retenue : sur un jersey sans motif, pas d'excès de zèle.

    Le T-shirt bien

    En juin 2019 après quelques lavages

    Le T-shirt bien

    Ourlet cousu à la main pour éviter ce genre de plis... qui heureusement sont fortement atténués au repassage.

      Sinon c'est une très bonne maille fraîche et légère, pas excessivement transparente ; pourvue en somme de suffisamment de qualités pour la porter sans être malheureuse en période de canicule. Toutefois je réduirais un peu l'ampleur de l'ouvrage s'il était à refaire avec le même tissu.

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      Revenons à nos cotons. Je voulais terminer d'utiliser un coupon de jersey beige GOTS Lebenskleidung, auquel 5% d'élasthanne confèrent une grande nervosité. Il ressemble pas mal en cela au jersey avec lequel j'ai fait le Briac bleu marine, c'est donc surtout ce vêtement qui m'a aidée à poser les jalons de mon tracé. En effet, je me sens assez engoncée dans ce dernier au niveau de la carrure et du haut des manches. Je souhaitais également une épaule plus prolongée sur le côté, et une emmanchure un peu plus plate. Bref un T-shirt moins moulant et prenant en compte mon bonnet C. Et avec des manches courtes. Et une encolure ronde suffisamment dégagée.

      J'ai donc repiqué sur une feuille les nouveaux tracés estimés répondre à mes attentes, ajouté les 0.7 cm de marge, une bande d'encolure d'1 cm, et voilà :

    Le T-shirt bien

      Eh bien même avec un élargissement conséquent à ce niveau (+ 1,5 cm sur chaque côté en carrure devant), je sens bien la tension du tissu au niveau de la carrure devant même si ça ne se voit pas en photos, et cela contribue à remonter légèrement le devant lorsque je bouge. L'aisance est de 0 cm à la poitrine et... je m'aperçois à l'instant que l'aisance à l'ourlet est également de 0 cm, je pense que quelques cm supplémentaires à ce niveau seraient les bienvenus. La manche est très bien. J'ai résorbé 1 cm de "pince" poitrine sur le côté mais cela contribue à former des vaguelettes assez visibles.

    Le T-shirt bien

      Côté technique :
    - j'ai vraiment du mal avec la pose de laminette simultanée à la couture des épaules, entre le bout d'élastique qui se barre et son étirement pendant la couture malgré que j'étire bien le tissu, on n'est pas aidée ! Je me retrouve ici avec des épaules légèrement froncées.
    - la pose de la bande d'encolure provoque également quelques vaguelettes par endroits.
    - la couture des ourlets à l'aiguille double s'est relativement bien passée avec un long point en essayant de maintenir le tissu à plat dans la largeur lors du passage sous le pied de biche (PS : j'ai essayé le truc du papier de soie sous la couture sur des échantillons et ça n'apportait aucune différence visible).

    Le T-shirt bien

      Je suis globalement satisfaite de cet essai, il est déjà régulièrement porté et ne sera pas démodé de sitôt !


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  •   Lecteur occasionnel, ou régulier curieux du devenir de ma production, voici venu le moment de la rétrospective 2018 des péripéties couture et tricot au domaine de Boisjoly, une année marquée par la palette "fruits des bois" :

    Bilan 2018

    marinière bordeaux :  une reproduction/appropriation réussie et très appréciée tout au long de l'année, malgré l'apparition rapide de bouloches sur le coton/viscose et la légère rétraction du galon.
    - ici portée avec la jupe double fil du concours T&N : une belle expérience, je porte la jupe sans frein notoire.

    Bilan 2018

    robe en crépon grenat : faite sur un coup de tête, ce fut le coup de cœur inattendu ; parfaite pour l'été et beaucoup portée.

    Bilan 2018

    - sac à main en tissu enduit : n'a pas démenti son utilité ; il a choppé quelques taches de gras au passage, un comble.

    Bilan 2018

    châle Pink Graphite : venu remplir un vide dans la panoplie et arborant la couleur banco de l'année, pas étonnant que je ne porte plus que ça depuis 3 mois.
    - pull Hazel Bank : très porté, il a rapidement été le siège d'une éruption de bouloches, dont je ne me suis toujours pas occupée puisque que je n'ai pas de rasoir spécial, mais je m'en fiche car avec la texture ça fait moins tache et le confort du pull l'emporte largement. J'ai craint un moment que les entournures un peu basses suite à mes traficotages m'ennuient mais je n'y prête pas plus attention que ça.

    Bilan 2018

    - sac isotherme à morues :  a servi 4 fois, RAS.

      Aparté dégustation : j'ai pu comparer les glaces vanille de chez Raimo et de chez Berthillon (je voulais mettre à l'épreuve le sentiment que j'avais de la surcote de Raimo, d'autant qu'elle est 50% plus chère).
    Avec une liste d'ingrédients allant à l'essentiel, la vanille Berthillon s'impose par la force de son goût, qui combinée à sa texture évoque la densité d'une crème pâtissière, tandis que la vanille Raimo est plus discrète, avec un goût entre le lait et la crème fleurette. Pondérons cet avis par celui de Monsieur qui a trouvé que leur différence est marquée mais ne saurait dire laquelle il préfère. Niveau emprunte emballage, Berthillon gagne également avec sa boîte en carton.

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    Bilan 2018

    Safran hyperextensible : qui n'a pas spécialement bougé après lavage. Ignoré au retour de la mauvaise saison, à tel point que je m'aperçois à l'instant que Safran a disparu de l'armoire, j'ai du l'oublier en Normandie d'où il ne me manque manifestement pas. EDIT : ben non, donc le mal-aimé a fugué si je comprends bien.

    Bilan 2018

    pull rayé du pêcheur : porté en fin d'été mais guère plus. Entre les manches au coude chauve-souris et les couleurs qui vont avec tout ou avec rien faut avouer qu'il est spécial.

    Bilan 2018

    - maillot de bain 2 pièces transformé : très utile

    Bilan 2018
    Merci la lampe à UV !

    - short Petit Boudin à surpiqures phosphorescentes : grand confort du jean stretch, beaucoup porté au 1er semestre, moins au 2eme par concurrence et victoire du petit boudin kaki.

    Bilan 2018

    robe empire burda : peu portée pour le moment, et malheureusement la laine déteint donc s'il faut se fader le lavage à la main à chaque fois, on la portera avec parcimonie.

    Bilan 2018

    chemisier à froufrous fashion style : peu porté pour le moment. Les liens des poignets ont été raccourcis.
    robe verte QECQTVPLV 2018 : dissymétrie très frustrante du boutonnage d'où l'utilité des poses déhanchées.

     Bilan 2018

    - cape en drap de laine : le conte de fées fait réalité, portée de temps en temps car c'est tout de même moins pratique que la parka de base, notamment pour porter un sac à dos.

    Bilan 2018

    base de pantalon droit : non portée, en attente de la reprise du chantier en 2019. NB : cette coupe fait néanmoins un gros cul.
    casaque Cassoulet : portée 2 fois, réservée à l'hiver + épineux dilemme des boutons en bois qui perdent leur lustre au passage en machine :-/

    Bilan 2018

    jean vert : enfourchure trop foireuse, non seulement visuellement, mais assez inconfortable à l'aine et sur les hanches. Après l'avoir ignoré au 2eme semestre, je viens de me réconcilier avec même s'il me rentre un peu dans l'aine devant et que la ceinture devant arrive trop haut et rentre dans le bide une fois assise.
    - avec une toile de cassoulet qui est finalement portée régulièrement malgré un gros morceau de thermocollant blanc visible à l'encolure, et même si elle est un peu courte pour ce pantalon en particulier.

    - T-shirt tout fin en chanvre : pas posté mais déjà porté surtout cet été, rapport prochainement.
    - J'ai également réalisé un ensemble "Dans le boudoir" en soie d'après le livre Coudre sa lingerie : alors là je renonce à toute production picturale tellement j'ai honte de la mocheté et du bâclage du truc, que je n'ai pas mis du tout.

      Les Altruistes

    Bilan 2018

    - J'ai beaucoup exploré le catalogue des tissus biologiques Lebenskleidung cette année à cause de leur grand choix de mailles et de leur politique d'échantillons (peu chers, suffisamment grands et en quantité illimitée) : d'abord par un pyjama bleu en jersey velours 100% coton pour ma mère d'après un de ses vieux pyjamas Emo, qui s'est avéré un peu court car nous ne voulions pas commander 3 mètres de tissu. J'en ai ensuite cousu deux autres couleur vert d'eau de longueur adéquate et ai recyclé le bleu dans un pyjama pour ma nièce.

    Bilan 2018
    - avec du bord côte fin coloris Marsala, un sous-pull pour maman, patron Burda.

    Bilan 2018

    - ensuite, deux pyjamas pour Monsieur car les siens tombaient en ruine. A gauche avec deux sweats kaki d'après les pièces d'un des défunts pyjamas (très mauvaise idée, on se condamne ainsi à avoir des pièces trop larges et trop courtes). A droite avec deux jerseys coton/élasthanne d'après un patron du Lalala 4.

    - deux chinos tests du patron Out In The Middle pour qui pourra rentrer sa fesse en premier dedans.

    Bilan 2018

    - un pantalon de costume pour Monsieur d'après ce même patron.
    - un maillot de corps fin en jersey de chanvre pour ce même Monsieur.

    Bilan 2018
    - une jupe en jersey de chanvre moyen pour rhabiller Frida.

    Bilan 2018

    - un ensemble chemisier + jupe transformée pour le lindy hop de Charline. Malheureusement cet ensemble n'a pas eu le pouvoir de multiplier les danseurs mâles sur la piste.
    -
    une housse pour le futon de la clinique : liquidation victorieuse d'un coupon-boulet de 10 ans !

    Bilan 2018
    - et pour finir le projet de l'amour fililal : une robe de chambre en peau de poussin avec un galon vermillon pour maman d'après modèle lui appartenant.

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      Pressons cette production en fromages :

    Bilan 2018

      En 2018, j'ai presque plus dépensé en papier calque qu'en patrons.

    Bilan 2018

       L'assiette fut diversifiée et de type "restos du coeur".

    Bilan 2018

      La répartition est quasiment identique à celle de l'an dernier, et à part l'ensemble de lingerie clairement bâclé, je n'ai pas le sentiment que je puisse faire mieux sans renoncer tout bonnement à la dimension créative de ce loisir. Il n'y a que la quantité globale sur laquelle je puisse jouer. Hors lingerie, je n'ai toujours pas acheté d'habit neuf (ah mais si, le maillot !), et 2-3 trucs en friperie.

      Cette année a vu la sortie du patron le plus ambitieux de Festive Road, et manifestement le plus intimidant, le pantalon masculin Out In The Middle, ainsi que la révision de la robe Qu'Est-Ce Que Tu Vends Pour Les Vacances dont je suis maintenant complètement satisfaite.

      Cerise sur le gâteau : grâce à la création d'un compte Liberapay pour ce blog, j'ai pu payer 3 mois d'abonnement à Eklablog. Soit remerciée, généreuse donatrice (oui, j'ai comme dans l'idée que c'est une dame)! Qu'ils soient nombreux à suivre ton exemple en 2019 afin de tester la rétribution des testeuses !

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      Et pour finir, la liste de projets à venir, qui m'avait été bien utile l'an dernier puisque je m'y suis quasiment tenue, preuve qu'elle visait juste. Cette année, dans le cadre du défi déstockage lancé par Grenadine C sur T&N,  je compte terminer d'utiliser la plupart des tissus achetés cette année, avec au choix :
    - un gilet en sweat rose thé, déjà terminé
    - un pyjama chaud, peut-être une grenouillère, avec un jersey velours taupe
    - un t-shirt simple avec un jersey taupe bien élastique, occasion d'optimiser la coupe du Briac, et peut-être un autre t-shirt en mélange beige/bleu jean selon les chutes
    - une jupe classe (peut-être une Anémone) avec un brocard de polyester gris clair bleuté qui me reste de la virée chez Bennytex
    - avec un coupon de lin bleu : soit une chemise à col asymétrique et boutons pression, soit une saharienne
    - un haut en sweat moucheté kaki clair
    - une robe à froufrous en crêpe de coton à tartan beige
    - une chemise en satin à imprimé floral à fond violet Spoonflower (billet chouine à l'horizon)
    - un short pas trop court à plis en sergé à chino kaki
    - deux chemises en twill léger taupe et parme pas encore commandés (utilité des échantillons)
    - deux pantalons en velours côtelé légèrement stretch : un pour moi en bordeaux, un pour Monsieur en marine, pas encore commandés (préparez vos bons de commande Lebenskleidung les parisiennes).
    - une veste-gilet en épais lainage stretch beige
    - une veste pour Monsieur d'après le livre sur la veste tailleur récemment sorti aux éditions Eyrolles, mais comme j'ai des doutes sur les dimensions du coupon et l'adéquation de la coupe ajustée aux goûts du destinataire, ce sera peut-être juste un gilet.
    - une jupe pour l'amie normcore qui ne porte que du noir
    - un pantalon en sergé à chino beurre frais pour Monsieur

      Bref, un agenda de ministre susceptible d'être écrémé vu l'absence d'urgence, d'autant plus que j'ai un projet de patrons un peu spéciaux prévu pour cet été.

      En tricot : un châle plus vaste que le Pink Graphite, un cadeau ambitieux pour Noël prochain, et peut-être un pull pour ma nièce.

      Il ne me reste plus qu'à vous transmettre mes meilleurs vœux créatifs pour 2019 !


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  •   Ce lundi, le vicomte de boisjoly conviait le gratin au dîner de la Saint Sylvestre en son studio château. Récit du festin :

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    Toast au kir royal

      Je dédie ce billet à la Shadow cloak de Samantha Pleet devant laquelle j'ai évaporé quelques décilitres de salive ces dernières années. Et comme elle vient d'être ressortie en tissu vert à chevrons j'en ai profité pour en étudier la coupe, car tout le mystère du manteau-cape réside dans son ampleur et sa résorption du volume aux épaules. Sentant monter la bulle de champagne, je suis passée en phase ratissage des internets, d'où j'ai rattrapé une autre de ces cape-manteaux sans découpe raglan qui s'approchait de près de l'effet désiré.

    Petit papa Saltiel

    Modèle Samantha Pleet / Modèle inconnu trouvé sur pinterest

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    Déclinaison d'amuse-bouches

      J'ai déjà quelques vêtements capiformes à mon actif  : la transformation concluante d'un trench à emmanchures raglan m'avait montré qu'une cape classique, c'est invivable ; celle-ci, sur laquelle je m'étais bien cassée la tête en modifiant un patron burda mais qui n'était ni assez chaude, ni assez bien finie pour que je la porte vraiment et puisse juger si son encombrement au quotidien était ok ou non. Cet hybride signé burda a été très peu porté car heu, non, les grandes manches c'est pas pratique, puis recyclé dans une robe régulièrement portée. Enfin ce trenchoïde à voilure également signé burda en coton enduit puant n'était pas doublé donc inutile en dessous de 10°C, et le tissu n'était même pas imperméable...

      Pendant qu'on y est, tata Biquette va vous compléter le panorama de ses leçons de vie en matière de manteau.
    ◊ Ce trench burda est de coupe recommandable, mais je l'ai insuffisamment entoilé et il n'était pas bien épais non plus. De plus, la doublure semble tirailler.
    ◊ Cette veste burda m'a appris la traitrise des doublures coupées trop petites, et la mortification d'un col contrastant qui se retrouve asymétrique on ne sait comment.
    ◊ Ce manteau inaugural inspiré d'un modèle Topshop a été peu porté car boudinant le bras et assez voyant mais les finitions ne m'ont pas l'air trop vilaines. Il ne me semble pas l'avoir entoilé, heureusement la coupe canon et l'épaisseur du tissu s'y prêtaient.

      Et pour les plus portés :
    ◊ le duffle coat Colette dont l'épaisseur est bien agréable, mais qui souffre d'un manque de couvrant sur les cuisses et à l'avant de la capuche, et d'un recouvrement un peu juste des devants. Il m'a appris le délice de larges poches accessibles.

    ◊ La veste burda en velours sur laquelle j'ai fait beaucoup de couture à la main souffre d'un manque d'ajustement à l'épaule (sensation d'épaule bloquée devant), mais son épaisseur et son confort, auxquels la doublure satinée et épaisse contribue, en font un de mes habits les plus portés.

      Ces jalons m'ont cumulativement enseigné l'importance d'une doublure soigneusement choisie et dotée d'une aisance suffisante, d'un entoilage généreux aux points névralgiques, d'un repassage patient et appuyé, et d'une bonne stabilisation des bords du manteau à ses parementures.

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    Entrée en matière

      Après considérations, les caractéristiques de cette future cape ont été définies :
    - comme sur les modèles présentés, la cape arriverait sous le genou.
    - cette cape serait greffée à un corps de manteau sans manches un peu plus court.
    - ce manteau serait légèrement cintré pour être portable sans ceinture, et qu'une ceinture puisse apporter quelque chose aussi sans ramasser trop de tissu. Il comporterait deux fentes en bas du dos. Les entournures seraient suffisamment larges pour permettre le port de manches kimono (exploitons l'avantage d'un manteau sans manche). Il sera muni de poches profondes externes sur le devant du corps. Son encolure serait près de la base du cou, nue ou à col simple.
    - la cape doit former quelques plis autour du corps afin que l'écartement des coudes reste confortable, mais pas plus pour éviter un excès de poids mort. Ce poids doit être réparti équitablement entre le dos et le devant afin de ne pas provoquer de bascule du manteau dans le dos. Découpée en une pièce, elle dessinerait un large empiècement arrondi autour de l'encolure et l'excès de tissu aux épaules serait absorbé dans des fronces. Le haut de la cape sous la couture du devant sera joignable au corps jusqu'à l'emplacement de la poche par une fermeture à glissière prise dans la couture, pour diminuer sa prise au vent. Une petite poche interne sur chaque devant de la cape permettra de maintenir les pans de celle-ci en restant les mains au chaud.
    - elle serait coupée dans un lainage assez souple pour permettre les fronces et un beau tombé, mais suffisamment dense pour couper le vent, de couleur anthracite/bleu foncé/marron, éventuellement à motif discret, son poids total avec doublure et entoilage ne dépasserait pas 1.5kg. La surface de tissu nécessaire étant de 3m2, le poids maximal du tissu serait 600g/ml ou 400g/m2.

      Je me suis mise au travail de modélisme en me basant sur le patron Burda pour l'ampleur de la cape, que j'ai finalement conservée. Le corps du manteau a été fait à l'instinct en gardant seulement la pente des épaules de la cape et le droit-fil. Genre, carrément.

    Petit papa Saltiel

    Toile 2 en lainage très souple

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    Baklava de renard à la forestière

      La confection de deux toiles ayant suffi à valider cette liste au père Noël, c'est après m'être assurée que rien ne me plaisait chez Sacrés Coupons (boh, si, l'était pas mal le petit cachemire biface marine/bordeaux, mais trop épais) que munie de mon cochon rose king size et non sans avoir sollicité la présence d'une dame de compagnie des plus avisées, j'ai franchi le seuil de Lafayette Saltiel Drapiers, pourvoyeur de fournitures tailleur sehr qualitativ du Sentier. Il vaut mieux s'y rendre en ayant une idée suffisamment bien définie de ce que l'on veut, car si on ne vous pressera pas, le prix reste très dissuasif vis-à-vis des erreurs de casting.

      Les tissus à manteau n'étant pas si nombreux, on a commencé à me présenter des tissus adéquats au projet dans diverses liasses ; pourtant après un dernier passage en revue du rayonnage, j'ai fini par débusquer un carreau fenêtre dans la gamme Heritage flannel de Fox Brothers en marron désaturé assez foncé (en faible luminosité on jurerait un gris) à 480g/m, une flanelle épaisse 100% laine d'agneau mérinos. J'en ai pris 4m, et petit papa Saltiel m'a offert les 50cm restants parce que je suis une blogueuse influente le père Noël existe. Ah, si tu vas avoir froid, c'est un peu à cause de moi.

    Petit papa Saltiel

      Une fois rentrée, délestée pour de bon de ce dilemme matérialiste qui consiste à choisir de gâter ses proches à Noël ou non, le premier test auquel j'ai soumis le coupon à été la réponse à la fronce. Puis j'ai peaufiné le patron, construit un col sans pied apte à la couverture de gorge, confectionné une pièce d'étude pour les poches à rabat. J'ai également procédé à une session palpation de tout ce qui ressemblait à un manteau au Bon marché pour estimer leur tenue et mater l'assemblage des doublures aux devants. 

      Puis vint le moment de la coupe. Interrogations sur l'existence d'une loi martiale qui empêcherait de choisir d'orienter le droit fil dans le sens de la laize avec un carreau horizontal. Car dans le sens de la longueur je trouve le carreau triste (ça fait station Concorde ou Bréguet-Sabin), et plus léger orienté horizontalement. On pourrait d'ailleurs penser que ces carreaux, pas spécialement désirés à l'origine, constitueraient une source de difficulté supplémentaire : ils se sont au contraire révélés être de précieux alliés pour objectiver une étoffe qui vrille ou se détend et corriger le tir.

      Je n'ai pas décati le tissu, dans le sens où ce n'est qu'après découpe des pièces que j'ai tout passé à la vapeur.

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    accompagné de :

    Fondue de thermocollant

      Ce n'est pas très facile de trouver de la documentation sur l'entoilage des manteaux, notamment la réponse à la question : où c'est-y que t'entoiles et pourquoi ? Quelque indice tout de même dans le tome 4 des détails de mode à la loupe même si niveau justifications je reste sur ma faim, voire sur les pages 206-207 du modélisme vêtement masculin d'Esmod mais #ouçonléssoustitr??? 

    Petit papa Saltiel

      Pondérant ces indications par mes précédentes expériences, j'y suis allée généreusement sur le thermocollant (Vlieseline G740), préférant me retrouver avec un manteau un peu guindé qu'avec un mollard portable.

    Tranches de pilou pochées

      Les fonds de poche sont en coton moelleux. L'ajustement de l'emplacement des rabats décoratifs a été coton également puisqu'il fallait jouer avec les carreaux et le roulé conséquent dû à l'épaisseur du tissu et à la technique de montage. Si bien qu'à plat elles sont parfaites, mais portées, la courbure du corps occasionne un surplus de la partie de dessous qui gondole un peu. Je penserai à décrocher l'ouverture de poche une prochaine fois.

    Lasagnes de fermeture à glissière

      Les fermetures métalliques YKK viennent de la mercerie du marché St Pierre. J'en avais d'abord acheté à Fil 2000, mais le glissement du curseur n'était pas assez fluide. Là au moins j'ai su pourquoi je payais plus :  zouipage/dézouipage rapide et sans accroc par la main ipsilatérale. J'ai fait le choix esthétique du zéro piqure visible à l'exception de l'accroche de la cape sur les épaules. Le ruban médial a été pris en sandwich dans la pince du devant après force bâti, et le ruban latéral fixé sur la cape.

    Petit papa Saltiel

    Vols aux vents (with gravy)

      Deux fentes dos de 20cm permettent une marche aisée. La phase préparatoire d'alignement des bords par un bâti a été la plus fastidieuse puisque même thermocollé, le lainage avait tendance à se détendre.

    Parementures glacées

      J'ai glacé toutes les parementures par un point de chausson à 1-2cm du bord, à l'exception de la zone des boutonnières sur le devant droit où c'est moins utile, et suis très satisfaite du rendu.

    Petit papa Saltiel

    Doublure tatin (servie tiède)

      Pour doubler le manteau, j'ai terminé le coupon de soie/coton utilisé pour la blouse Carme, quitte à privilégier la chaleur au glissant. Après assemblage de la doublure, j'ai commencé à la monter à la machine aux fentes dos, au bas du dos, puis aux entournures et au bas des côtés, et ai achevé sa fixation sur le haut à la main.

    Petit papa Saltiel

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    Cape non farcie et sa garniture d'émincé de biais

      Comme il fallait que la cape soit assemblée avant de terminer la pose de la doublure, sa zone d'assemblage à été garnie de biais en doublure (une sacré chance que les couleurs concordassent !) fixé à la main et deux fils de fronces ont été posés. Eh oui, seulement deux et tout s'est bien passé. C'est-y pas beau ?

    Petit papa Saltiel

    Petit papa Saltiel

    Expérience du luxe : j'ai été littéralement payée à coudre l'intégralité de ce biais à la main.

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    Trou normand

        L'éventualité de poches situées sur la partie interne de la cape a été abandonnée après essai : cela tirait le tissu d'une vilaine façon.
    J'ai aussi confectionné une ceinture pour voir. Qui pourra être portée. Ou non. C'est selon.

    Petit papa Saltiel

    Ma fibre parisienne a tranché : ce sera sans ceinture

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    Plateau de fromages odorants

      J'ai du m'y prendre à plusieurs reprises pour caler la forme et le placement du col. Au premier essayage avec col, la cape basculait horriblement vers l'arrière, comme si mon combo carrure devant large/dos plat me jouait encore des tours. Un creusement de l'encolure dos d'1cm, qui m'a obligée à couper un deuxième col, puis un troisième car il était trop court, a heureusement été suffisant pour régler le problème. Subsiste un doute : cela n'aurait-il pas été plus joli avec le col un peu plus long, plus large, et l'encolure moins échancrée ?

      Je suis un peu mitigée quant à ces devants entièrement entoilés. Même après correction de l'encolure, ils tombaient bizarrement et je me suis alors aperçue (là encore, vive les carreaux) que même sans bourriner j'avais progressivement étiré le tissu le long du pli si bien qu'il s'était détendu de quasiment 2cm ! J'ai globalement fait rentrer les choses dans l'ordre à coup de vapeur en ragroumillant le tissu puis en laissant reposer.

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    Bûche bien roulée et son décor féérique

      Maintenant que je vous ai bien gavé de mots, les photos !

    Petit papa Saltiel

       Elle pèse 1,4kg, répartis de manière équilibrée, aucun problème de bascule à la marche.

    Petit papa Saltiel

      J'ai visé un peu juste pour l'ampleur aux hanches et à la poitrine/carrure devant. Au moins y a zéro courant d'air entre le manteau et le reste.

    Petit papa Saltiel

    L'ampleur de la cape est parfaite.

    Petit papa Saltiel

    Avec les mains dans les poches, ça fait tout de même bombance entre B4 et B5.
    Installerait-on une petite pression là-dessous ?

    Petit papa Saltiel

    L'emplacement des poches, suffisamment basses et latérales, est parfait également.

        J'ai commencé à la porter dehors : passé la première impression qu'il me manquait juste un bruit de respirateur pour me rendre à une convention Star Wars, je m'y suis habituée. Les fermetures sont réellement pratiques, et le plus délicat reste de caler le châle pour ne pas avoir froid au cou. Serait-elle chaude ? Eh bien oui parfait pour le buste, mais pour les bras, il faudrait que la cape soit doublée d'un matériau moumouto-poilu au moins sur le long du bras côté/devant pour être tout à fait douillette.
    Je ne sais pas encore comment elle réagit à la pluie.

    Petit papa Saltiel
    En mode hamster

      J'avais hésité à raccourcir un peu la cape, sur photos je la trouve équilibrée telle quelle.

    Petit papa Saltiel

    Couture floue, le retour

      En résumé : Heureusement, il n'y a pas de point raté, le programme a été respecté sans déception majeure. A part ces devants dodelinants et la doublure faiblement glissante qui les fait tressauter en marche, ce vêtement pêche moins par la technique que par le patronnage de la partie manteau : si je retourne dans le passé, je penserai à faire un peu plus de place à la carrure devant et la poitrine, décoller la poche du corps, être un peu plus généreuse pour les hanches pour ne pas que ça tiraille dès que j'ai les mains dans les poches, éventuellement col plus large et plus long sur une encolure moins échancrée.

      Par contre les tissus qui dans la réalité ne sont jamais droits même quand ils sortent de chez le marchand et qui s'étirent pendant le travail, c'est en train de devenir mon vertige et ma flippe.

    Petit papa Saltiel

    Par exemple le milieu dos part d'abord un peu à gauche puis oblique à droite

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    Distribution des reliefs de table aux bonnes œuvres de la vicomtesse

      Car avec les rogatons, orientés dans le sens vertical, on devrait pouvoir s'occuper de Monsieur (c'est son cadeau de Noël virtuel alors y a intérêt que ça rentre).

    Caperice

    Il a la coupe. Il aura la veste.


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  •   Le traditionnel concours automnal de Thread & Needles, Double-fil, porte cet année sur la combinaison de différentes techniques du fil, et je me suis décidée 2 semaines avant sa clôture aujourd'hui à composer un vêtement d'après ce thème.

      Pour ce projet précis j'ai d'abord trouvé les matières en butinant parmi les restes et les coupons dormants, et décidé des techniques à employer avant de réfléchir à la manière de les agencer au sein d'un vêtement.

    Double fil

    Ont été employés :
    - un coupon de soie violette lamée de fils argentés (Bennytex)
    - un coupon de voile de soie/coton vert pour la doublure (Sacrés Coupons)
    - du molleton soja/coton (Vlieseline)
    - 2,5 pelotes d'Alpaga coloris 3969 (Drops), soit environ 400m
    - 50 mètres de Canopy fingering coloris Sumac (The Fibre Company)
    - du fil polyester (?)
    - 6 grosses pressions (Prym)

      Restait à choisir le type de vêtement ; il a suffit que je fasse quelques jupes concluantes pour m'apercevoir que j'aimais bien en porter l'hiver et que j'aimerais avoir plus de choix dans mon armoire de ce côté là. Qu'à cela ne tienne ! D'autant que j'avais une toile de jupe en cours sur laquelle tenter une variation en la raccourcissant et en la divisant en quatre panneaux molletonnés, avec une fermeture à pont sur le devant. Le bas de la jupe serait complété par un tube de tricot à point décoratif.

      Parce que ça commençait à être frustrant de feuilleter ces livres de points de tricot sans avoir de projet auquel les intégrer. Le violet du coloris 3969 étant parsemé de flammes roses exactement de la couleur de mon autre fil, je tenais à trouver un point bicolore ! Celui choisi est le "petit treillis matelessé", 170ème du livre "250 points de Tricot pas à pas" aux éditions Marabout, en aiguille 3,5 avec le fil violet en double. Il m'a appris l'expression "maille soulevée", que j'ai en retour appris à mamie Gougueule qui ne connaissait visiblement pas, elle qui est toujours là pour la ramener d'habitude. J'ai terminée par une (trop) petite bande de point de riz puis un rabattage élastique pour côtes 1/1 (méthode que j'ai enfin comprise et assimilée durablement grâce à ceci) dont la qualification d'élastique n'est pas usurpée. J'avais monté 240 mailles un peu à l'aveuglette après échantillon, ça a été mais il n'en fallait pas moins.

    Double fil

      Après une toile de validation de l'évasement de la jupe pour qu'elle corresponde bien à la largeur du tricot terminé, j'ai procédé à la coupe et au montage des quatre panneaux, en choisissant finalement de ne mettre qu'une épaisseur de molleton à l'intérieur. Les piqures décoratives dont l'orientation fait écho au pull Hazel Bank ont été faites à la machine, mais ensuite toutes les finitions du biais et l'assemblage invisible des panneaux et du tricot ont été exécutés à la main !

    Double fil

      Il me restait 24h pour tester la ouérabilité de la chose (une des conditions du concours), et à ma grande surprise, le picotement de l'alpaga est très peu ressenti avec collant opaque pas si épais alors qu'il était nettement présent en cours de tricot. En fait, cela gratte surtout quand je pose qqch sur mes genoux, alors qu'en contact sans pression ou même sous mes cuisses quand je suis assise le piquant est quasi imperceptible. Je la présente donc sans repassage après une journée de port dont quelques heures ramassée sur le canapé d'où les légers plis horizontaux devant et sur la queue derrière.

    Double fil

    Double fil

    Double fil

    Double fil

    Double fil

    La vie, la vraie

      Je laisse à la discrétion du public le soin d'évaluer si mettre du tissu vivement coloré et brillant sur la partie la plus charnue de mon anatomie était une bonne initiative. Pour ma part, techniquement je suis très contente du résultat et ne pense pas que j'aurais pu faire mieux. Esthétiquement par contre, je ne suis pas complètement satisfaite du dessin des panneaux, c-à-d que je suis contente mais pas opposée à tester des alternatives. Si j'avais eu plus de temps, j'aurais aussi testé l'ajout de poches sous le pont.

    Double fil

      Elle est très confortable, peut-être 1-2cm trop grande à la taille (j'ai un peu flippé pendant le matelassage et ai légèrement rogné sur les marges plutôt que de prendre le risque de me sentir comme un bibendum à la fin), chaude sans être bouillante, et sa stabilité à la marche est excellente. Aurais-je souvent envie de la porter ? Eh bien je n'en ai aucune idée !

    Double fil

    Par contre j'ai enfin trouvé mon style : fruit des bois !


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