•   Le seul besoin véritablement traîné d'année en année étant une chemise sans pince avec empiècement d'épaules, je me suis enfin attelée à cette tâche afin d'obtenir un patron sur mesure que je pourrais décliner à l'envi.

      J'étais par ailleurs curieuse de voir quels seraient les paramètres d'agrandissement de mon buste de base qui seraient les plus à même de me donner le résultat souhaité, c'est-à-dire :
    - une chemise à empiècement d'épaules allant quasiment jusqu'au côté de l'épaule
    - sans pince
    - manches longues à patte capucin et poignet assez standard
    - aux pans pas spécialement échancrés et suffisamment longs pour rester en place dans le pantalon puisque c'est ainsi que je préfère porter mes hauts.
    Je vous épargne les aléas de patronnage et de confection qui risqueraient de me faire mourir d'ennui en les tapant pour passer directement au produit fini.


      Premièrement la chemise dite "du petit vieux qui vendait des glaces sur une plage de Tampa" en natté de coton récupéré d'une petite nappe.


      Deuxièmement, j'ai enlevé un poil de tissu devant et retouché le col dont les pointes rebiquaient, avec un chambray Amandine Cha une percale rayée qui fut une housse de matelas, en reprenant plus ou moins le bas liquette et la fermeture des poignets d'Archer.


      Troisièmement la version plouf grand bain avec une des Mammoth flannell de Robert Kaufman sur lesquelles je bave depuis un moment sans en trouver à proximité, et là il y en avait quelques unes chez Lulu la luciole chez qui j'allais valider un panier de punte di roma bella ragazza, alors bon. Cette flanelle de coton est assez dense, avec une surface qui m'évoque le crêpe sur sa face la moins grattée :

      Je manquais de qualificatif pour sa couleur dominante jusqu'à :

    Brèves de chantier : la chemise sur mesure

    Vieux compteur électrique ! Tu vis tes derniers jours mais nous saurons honorer ta mémoire !

      Pour celle-ci j'ai agrandi un peu l'encolure en cours de route (y avait Bubulle, l'excès de tissu au côté d'encolure) et la largeur de la manche, et ajouté 3 cm d'embu au dos, résorbés en petites fronces.

    Chemise sur mesure

    Brèves de chantier : la chemise sur mesure

    Brèves de chantier : la chemise sur mesure

    Brèves de chantier : la chemise sur mesure

    Brèves de chantier : la chemise sur mesure

      Bilan au porté :
    - longueur corps ok, ne se défroque pas au lever de bras
    - longueur bras ok
    - envergure devant et dos à la carrure ok, pas de tirant avec les bras en avant !
    - la bande de boutonnage à même du dessus n'est pas entoilée du tout et ça se voit, mettre au moins une bande de G785 (il y en a sur les dessus de col, pied de col et poignets) la prochaine fois
    - encolure trop large, col d'aspect trop plat par rapport à la version précédente
    - bascule dans le dos encore présente, se manifestant en premier lieu par un devant qui tire entre le épaules et le bouton du haut. Si la chemise est remise d'aplomb vers le devant, le haut des épaules dos semble trop à l'étroit, et le lever d'avant-bras seul transmet la tension du côté du dos à l'encolure devant. On va ignorer le fait que l'empiècement coupé dans le biais a peut-être un rôle là-dedans et on ajoutera 1 cm de hauteur partout au dos en gardant une pince d'omoplate aussi profonde (1.5 cm) pour accommoder ma forte raplatitude entre la pointe de la cavicule et le dos du bras, et on accentuera d'un brin la pente d'épaule juste à la naissance du cou.

    Brèves de chantier : la chemise sur mesure

    Aide-mémoire topographique

    Chemise sur mesure

    Au naturel (gêne devant le cou) / Après tirage du devant vers le bas (gêne à la base du dos du cou)

    Brèves de chantier : la chemise sur mesure

    Transmission de la tension lorsque le mode "chir qui se sèche les mains" est activé

      Heureusement cette gêne n'est pas suffisante pour lui faire courir le danger d'un ostracisme de penderie, d'autant plus que l'épaisseur du tissu en fait une pièce qui rencontrera un besoin réel. Pour la prochaine (une chemise blanche ivoire, en 2023 ?), j'aimerais décaler un peu l'empiècement sur le devant et en rétrécir la hauteur au dos, et modifier le col afin que le pied se tienne plus droit.

    Brèves de chantier : la chemise sur mesure

       Et vous, vous pourriez vivre sans chemise(s) ?


    38 commentaires
  •   Comment, aucun article rédigé dans la partie "Thème" du blog depuis le récapitulatif de 2019, je suis flabbergastéropode ! Alors, aurait-on été un gros mouton cette année ?

      Commençons par les fringues ayant accédé au statut de vêtement terminé et porté :

    2020 dans le rétroviseur

    Allez, on sourit, ça va être une bonne année !

     - le premier projet était tout de même prémonitoire de la tonalité de l'année à venir : le combijama en jersey velours à épaulettes dérivé de Burda, pas mal porté l'hiver dernier, pas encore ressorti parce que j'ai peur de retrouver ses jambes encore raccourcies. En effet j'ai eu une petite surprise de froid aux chevilles au premier lavage et comme je ne me souviens pas avoir décati ce tissu je m'en veux un peu.

    2020 dans le rétroviseur

    - le patron de l'année peaufiné pendant le premier confinement, et mon vêtement préféré également puisque beaucoup porté été comme hiver : la version en pilou grise de la robe Perfect Hostess. Si vous l'avez faite, je serai enchantée de connaître votre avis sur l'association du tissu que vous avez utilisé avec le modèle.

    2020 dans le rétroviseur
    - et sa version à manches courtes et jupe à panneaux froncés en seersucker, portée plusieurs fois.
     

    2020 dans le rétroviseur

    - un T-shirt Bésame Mucho une taille au-dessus avec une fine maille jacquard noire, beaucoup porté et canicule-compatible.

    2020 dans le rétroviseur

    - un recyclage de Liberty avec un patron Couture actuelle transformé en chemisier presque parfaitement adapté à mes épaules, portée plusieurs fois.

    2020 dans le rétroviseur

    - une Carme en lin enfin confortable, je reste néanmoins frustrée par mon moutonnage à avoir cousu la patte de boutonnage comme expliqué. Un je-ne-sais-quoi dans le tissu fais que ça n'est pas mon haut préféré, mais pour le printemps chaud-été ça va.

    2020 dans le rétroviseur

    - l'ensemble de vacances Burda avec un chemisier test d'impression végétale qui n'a pas été porté du tout, et un short extra-large porté plusieurs fois et baptisé à l'eau de mer jusqu'aux fesses.

    2020 dans le rétroviseur

    - une Bruyère adaptée à mes mesures, portée plusieurs fois.

    2020 dans le rétroviseur

    - une Passiflore adaptée en blouse de travail ultra bright, portée régulièrement mais pas toujours confortable aux entournures selon le haut porté en dessous.

    - un Bésame Mucho version longue en intelock GOTS Siebenblau rose cochonou pas encore photographié.

    - et puis des masques, beaucoup de masques, dont il faudrait que je remplace les liens par des élastiques pour certains car c'est infiniment plus pratique pour se dégager le nez lorsqu'il n'y a personne à contaminer dans les environs.

      En juillet j'ai accueilli un arrivage massif de tissu à toile, et en ai profité pour répertorier tout mon stock de tissu. Au rayon des toiles portables nous avons donc :

    2020 dans le rétroviseur

    - une robe Passiflore : j'aime beaucoup le modèle, il serait très étonnant que je ne m'en refasse pas une robe un jour ou l'autre.

    2020 dans le rétroviseur

    - un short Châtaigne remanié pour mes formes : c'est peut-être un short qui me va mais sans ces plis obliques ce n'est plus Châtaigne (c'est dit sans ironie, y a vraiment un truc qui me manque visuellement).

    2020 dans le rétroviseur

    2020 dans le rétroviseur

    - j'ai également toilé les chemises Archer et la basique d'Émilie : le devant de la première (T8-10) me convainc plus que le dos qui poche pas mal sur moi y compris au niveau de la tête de manche, néanmoins son confort me la fera retravailler un peu pour en faire une version nette. La deuxième en version sans pli (T40-42) est plus bancale sur moi, à commencer par les hanches qui n'ont pas d'aisance alors que j'ai choisi la bonne taille pour mon popotin, puis les épaules qui ont tendance à basculer dans le dos, ce qui fait que l'encolure appuie tout de même sur le devant du cou alors qu'elle est extra-large et sans bouton sur le pied de col ; je n'ai donc pas porté cette toile. Les deux chemises partagent la particularité de ne pas intégrer de pince d'omoplate dans la couture entre l'empiècement et le dos / d'embu sur l'épaule dos, ce dont j'ai pourtant besoin.

    2020 dans le rétroviseur

    - un prototype de combishort en tissu à couette (les meilleurs) avec ceinture dorsale élastique bricolée qui gratte, un peu porté en août. On notera la thématique "short à revers" de l'année.

    2020 dans le rétroviseur

    - et bien sûr l'ajustement annuel du buste sur mesure pour affiner sa technique de construction.

      Les demi-flops :

    2020 dans le rétroviseur

    - une Perfect Hostess en chambray. En fait je n'aime pas cette version, déjà le tissu vire au brun lorsqu'il est mouillé alors que je suis de la #teamsudation, donc pour une robe d'été c'est ballot ; et puis je trouve l'étoffe assez plate pour le modèle. Bref, ça sent le recyclage. Et ce pupitre esseulé rappelle l'abandon de Tiery, Grace et Marie-Jo puisque j'ai laissé tomber le hautbois à la rentrée : les cours en visio, très peu pour moi, et pratiquer seule dans son coin finit par être absurde.

    2020 dans le rétroviseur

    DB v0 en pilou gris

    - un boléro-chemise qui était sensé accompagner la robe. Le cahier les charges de Domestic Bliss était simple : une petite pièce de couverture pour ne pas se cailler les bras quand on va chercher la gambette bien cuite aux confins du périmètre autorisé, avec une amplitude de mouvements suffisante pour se saisir des bouteilles de gnôle en haut du placard quand vient l'heure de préparer le cocktail du jour, 2020 ayant été étonnamment propice aux progrès en mixologie. Le patron était tout fini mais sa tête ne me revenait pas suffisamment pour le sortir. On peut remercier chaudement Sunshine et Mlle Bli pour leur implication dans le test de cet avorton !

    2020 dans le rétroviseur

    DB v9 en sergé de soie lourd...

    2020 dans le rétroviseur

    - mais venons-en à l'échec mortifiant de l'année : j'ai récemment coupé dans un superbe velours GOTS sans élasthanne, pile de la couleur souhaitée, une itération de mon jean de base en poursuivant la piste de l'abaissement du siège au dos pour diminuer le pli sous-fessal. TRES MAUVAISE IDÉE : je ne peut plus lever la jambe ni m'asseoir. Le sans élasthanne, c'est vraiment un bon truc pour tester les hypothèses extrêmes... Toujours pas découragée, j'ai acheté un autre velours milleraies extrêmement extensibe chez Sacrés coupons, et ce sera le premier projet de l'année. Non mais.

    2020 dans le rétroviseur

      J'ai jeté 2-3 trucs dont cette chemise qui date de mes débuts en modélisme du buste ; sept ans de bons et loyaux services tout de même !

      Je n'ai rien tricoté par défaut d'envie, c'est pourtant pas le temps passé à la maison qui manquait ! Mais je sens que ça revient peu à peu.

      Qu'a-t-on cousu pour les autres ?

    - dans le cadre du programme "cousez pour les jeunes mères débordées", un pantalon Persephone pour Liseli à qui il va parfaitement même assise, je suis deg et pas deg en même temps...
    - une Bruyère en pilou ajustée aux mesures d'Althea.
    - un pantalon en coton velouté pour Monsieur selon sa version d'Out In The Middle.
    - un costard pour ce dernier : vous ne verrez pas le pantalon de modèle identique qui doit être actuellement chiffonné quelque part, et voici la veste assortie en flanelle marine en T54 d'après le livre de Sébastien Esparghilé dont j'ai finalement suivi presque toutes les instructions.

    2020 dans le rétroviseur

    Le dessus de col a ensuite été raboté pour pouvoir fixer de petits micros sous les revers (condition sine qua non à ce que la veste soit portée) sans que ceux-ci ne touchent les angles du col (ce qui lui a donné meilleure tête que sur la photo) et une bande de feutre a été ajoutée sous les revers pour éviter qu'ils s'affaissent sous le poids desdits micros et de leurs câbles. Et la veste est portée. Ouf.
    - un pyjama en velours éponge rose sur mesure pour ma mère.

       A-t-on acheté des vêtements ?
      Un soutien-gorge sur mesure qui s'est révélé convaincant, certes acheté en 2019 sur Ulule mais livré en août 2020 à cause de la maladie, et sept paires de collants. Rien d'autre, même d'occase.

    **********

      Bilan comptable : en 2020, on a cousu environ 32 mètres de vêtements finis et 30 mètres de toiles. Côté marques, Burda et Deer & Doe restent parmi les préférées, les autres ayant été cousues de manière sporadique. Le taux de vêtement portés/vêtements cousus me semble assez similaire aux années précédentes.
    Pas de liste pour 2021, qui n'est de toute que façon que la deuxième partie de 2020. Si mon prochain pantalon est réussi, je me patronnerai une veste pour aller avec, sinon je ferai un deuxième pantalon. J'ai besoin d'une chemise à carreaux également. Après, advienne que pourra.

      Parlons revenu : cette année les donneur·se·s anonymes m'ont gratifiée de 314 euros, dont 10 ont été reversés à Liberapay (je pourrai doubler ma cotisation cette année). J'ai pu payer les 108 euros d'abonnement annuel à eklablog. Que faire des 196 € inouïs restants (en récompensant les testeuses) ? Eh bien j'ai ma petite idée là-dessus, que je vais beta-tester dès ce dimanche. En attendant, je remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à faire vivre ce blog cette année, j'espère que vous y trouverez quelque nourriture à votre goût en 2021 !

    **********

      Et pour finir, un Flóp entier, une Marie-Jo, un revenu et un rétroviseur, telles sont les vibrations subtiles sur lesquelles nous nous disons au revoir aujourd'hui.


    15 commentaires
  •    Cher lectorat, nous voici à nouveau réunis pour faire le bilan de l'année écoulée du point de vue des 26817 coup de ciseaux donnés. Si capillairement parlant j'ai appris que le carré filasse était finalement préférable au carré Cathy Carter-Smith asymétrique, vestimentairement l'année fut davantage sous contrôle avec :

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?
    - un chemisier Burda au col duquel j'ai redonné un poil trop d'aisance, régulièrement porté, et une jupe en sweat sur mesure que j'aime beaucoup.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

     - un gilet en sweat rose très régulièrement porté, bientôt aussi indispensable que ce short. Soulignons la grande qualité du sweat Lebenskleidung qui ne présente pas la moindre bouloche aux zones de frottement avec le sac.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - un caban tout frais pour traverser la Manche et aller élever les chèvres dans le Lancashire.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - une robe en pilou très appréciée mais un peu courte pour être portée en toutes circonstances.

      La suite de la saga pantalon : après avoir abaissé la ceinture de mon jean vert afin que mon ventre puisse vivre dedans, j'ai enfin retrouvé le Safran gris dans la pile à reprendre car le frottement des cuisses commençait à faire lâcher la couture. J'en ai profité pour retirer du tissu à la couture côté en haut des hanches et reprendre uniquement le bas de la ceinture pour ne pas avoir le bide plus comprimé : c'était exactement ce qu'il fallait pour qu'il cesse de redescendre à tout bout de champ ! Mais ce n'est pas pour autant que je le porte souvent car je suis assez sensible à l'entrave à la circulation sanguine dans les mollets.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - J'ai ensuite refait un jean d'essai pas transformé et peu portable puisque son velours bleu premier prix déteint sur le corps.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - puis un beau jean en velours bordeaux à raies épaisses, adopté parmi les basiques.

      On a cousu du Deer & Doe grâce à la patronthèque des copines :

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - on a joué à l'éditrice de tissu avec une Mélilot en satin imprimé Spoonflower, dont l'enduit est moins caoutchouteux au bout de quatre lavages. La relative raideur du tissu n'en fait pas ma chemisette préférée. Après avoir réitéré l'expérience d'imprimés de différentes teintes sur la qualité interlock GOTS, je conseillerais aux gens intéressés par ce service de préférer un motif clair sur les tissus en coton.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - un test de Mélilot en coton de Selenz, donné de force à Liseli.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - une deuxième Mélilot dans le même coupon, ajusté à mes mesures et cette fois réversible, que j'ai beaucoup portée du côté des petits motifs géométriques.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - une Anémone en velours noir à fines rayures, pas trop reportée cet hiver car pénible à repasser.
    - une réinterprétation de la Carme de Pauline Alice par Lekala et corrigée par moi, très portée même si les brides sont trop longues.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?
    - en juin j'ai commencé à travailler sur le T-shirt équilibré et Bobby le ramasse poussière m'a laissé un tatouage à vie.
    - puis j'ai refait mon buste de base et le buste de base de Festive Road.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - et à l'automne j'ai travaillé et sorti le patron de T-shirt Bésame Mucho, le basique dont j'avais besoin et dont vous avez besoin aussi à mon avis.

      Au premier semestre, j'ai planché sur le projet de patrons destiné à l'emploi de chutes, travaillé plusieurs modèles pour finalement n'en sortir que deux :

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - Kelly Watch the Stars, dont je n'ai porté que les versions 1, 4 et 5 des montages ci-dessus, la 4 étant celle qui fait le moins pyjama de jour (je crois que Monsieur a une dent contre ce patron).

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    Hanging Song en version débardeur en soie à gauche, en viscose à droite, que j'ai peu porté...

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - ...et en version robe, qui devait davantage épouser mon désir sous-jacent à ce moment-là puisque je l'ai portée plusieurs fois et suis bien contente de l'avoir pour les prochains étés.

      J'ai aussi obtenu plusieurs versions portables des autres ébauches de patrons, que je vais donc vous montrer dans une série de photos peu farouches du cuissot.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - j'avais envie de faire un T-shirt à larges manches raglan contrastantes, mais ma soif a été étanchée dès la première tentative.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - une jupe courtes en sweat à panneaux et poches latérales. Mon moi de 20 ans me signale qu'il n'est pas mort et qu'il adore cette version faite de bric et de broc. Mon moi de 35 ans l'informe qu'on est désormais une bourgeoise vivant dans une métropole dont le nom est associé à une autre idée de l'élégance, et qu'on va plutôt la retenter dans un molleton bio kaki (cf supra), qui est effectivement régulièrement porté.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - un bermuda (n'écoutez pas celles qui disent que c'est un short) à parement inférieur, j'aime bien devant et de dos mais de côté, meuerk. Il est possible que je reprenne l'affaire au moins pour moi en 2020.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - pas pour ce projet mais toile montrable tout de même, une robe en jersey velours à fronces sous-poitrine et jupe à panneaux, pas assez cintrée dans le dos.

      Côté tricot :

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - toujours pas de pull allergisant en laine de chat mais du rose encore avec le Vintersol à base de Shetland Azalée, dont l'ampleur est finalement appréciée et qui est donc très porté.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    - la faune et la flore sur le grand châle dont j'avais besoin en jacquard mérinos bien dense. Je le porte sur les épaules tandis que j'écris cet article.

    **********

      En 2019, on a encore gâté ses proches :

    - un pantalon en chino beurre frais Lebenskleidung sur mesure pour Monsieur (irréversiblement taché de noir au bout de 15 jours: malédiction familiale paraît-il)

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?
    - un châle pour Maman en Malabrigo Arroyo à point texturé. A noter que j'ai été un peu désappointée par ma finition des bords en point mousse qui bride l'élasticité du point employé.
    - recyclage d'un pyjama en velours trop court de Maman pour ma nièce avec un patron Burda.
    - jupe Anémone en velours noir pour ma binôme pianiste des Neptune's Daughters, accompagné de son petit gilet Burda taillé dans les chutes, le tout ravissant.
    - un calendrier de l'Avent de dix T-shirt/pyjamas en jersey GOTS assemblés au fil polyester parce que le budget n'est pas illimité non plus, que le père Noël n'a pas même pas pu livrer pour cause de rennes en grève. Ils ne sont heureusement ni périssables, ni démodables.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ? 

    - un lot de pochons à cadeau dans des chutes de tissu.

    **********

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

      Bon ok, c'était un peu l'usine cette année, mais entre les nombreuses toiles portables de patron et les cadeaux, on constate que la répartition du reste est équilibrée !

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

      Une année 2019 très valeurs sûres, avec une première apparition d'Ottobre dans la partie cadeaux.

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

      Où l'on constate que toile portable n'est pas nécessairement toile portée.
    2019 en une tenue :
      liquette Carmelita + pantalon velours bordeaux + pull Vintersol à dominante rose + gilet sweat rose + châle animalier.

     €€€€€€€€€€

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

    Dimanches lumineux : cette année, j'ai pu payer 5 mois d'abonnement à eklablog grâce à vos dons. Merci !

    Bilan 2019 : enfin la sagesse ?

     Heureusement j'ai une autre source de rétention de liquidités pour acheter du tissu

    **********

      En somme, j'ai honoré le contrat de 2019 : confectionner les basiques qui me manquaient (les chemises, les T-shirts, le pantalon). Je déclare donc 2020 année de l'habit de lumière : place aux projets plus personnels et ambitieux dont le désir remonte à plusieurs années, au choix :
    - tailleur veste/pantalon (serait temps depuis le temps qu'on en parle !)
    - combipantalon (profitons de la mode)
    - combipyjama (parce que)
    - combishort années 80 (tout un programme)
    - robe sport-parka (je me comprends)
    - robe far west (je me comprends aussi)
    - robe à godets copie d'un modèle estival Rhode Resort (miam un modèle à décortiquer)
    - un manteau long à boutonnage simple pour l'hiver prochain, que j'imagine a priori en prince-de-galles anthracite (du gris vraiment ?)
    - robe simple mais classe en velours de soie/viscose, bronze de préférence (cf. toile ci-dessus)
    - non réalisée l'an dernier :
    une chemise à col asymétrique et boutons pression, soit une saharienne, ou peut-être une vareuse finalement
    - un autre jean
    - un bermuda à plis

    - Monsieur attend toujours sa veste, donc il y aura au moins une toile de veste en 2020 histoire de voir si le modèle du livre de S.Esparghilé qui me semble tout de même bien trop moulant pour ses habitudes lui convient.
    - côté tricot un pull à empiècement couleur noisette/rouge-gorge, reste à trouve une laine au nuancier adéquat

    - et côté patron, idéalement deux robes et un T-shirt masculin.

      Et maintenant, on va faire un jeu : imaginons, nous sommes en 2020 et le vicomte de boisjoly souhaite donner un nouveau nom sophistiqué à sa marque de patrons de couture : "Officine Capucine" a ses faveurs, mais son précieux lectorat sent certainement bouillonner en lui d'autres agencements verbaux dans l'air du temps ? Think  #artisanat #réenchantementdelacouturelente #réinventiondesoi #jeuneurbaine   #magrandmereetaitcouturiereahnonlamiennevendaitdespetitesculottesadijondanslesannees30   #délicatetraffiné. 
    À gagner : un patron de volant homme/femme/enfant de la largeur de votre choix avec sa réglette de gradation pour s'adapter à toutes les zones anatomiques (dans son usage non dévoyé).

      Que la créativité soit avec vous pour 2020 !


    20 commentaires
  •   Ce week-end, je tâche de terminer cet article pantalonnier en friche depuis des lustres. Souvenez-vous, on en était resté au jean vert sapin recopié bon an mal d'un jean promod, mais dont :
    - le pli sous-fessal me mécontentait
    - la ceinture devant me rentrait dans le bide en position assise.

    Le silence des boyaux

      Un matin de printemps, avant d'aller rejoindre une copine au resto, peut-être mue par la perspective d'un copieux repas, je me suis décidée à en découdre la ceinture devant, raboter 2 cm de haut à partir du milieu devant, recoudre la ceinture, pour obtenir un résultat qui satisfaisait enfin à mes exigences d'où le titre de ce billet.

    Le silence des boyaux

    Le confort digestif illustré

    **********

      J'avais bien en tête le produit final idéal (un jean en beau velours côtelé, voire plusieurs jeans en beau velours côtelé), quand de passage chez mes parents je suis tombée chez BGF sur un rouleau de velours côtelé d'un flamboyant bleu canard, occasion d'un petit cas de conscience éthiquobobo :
    - d'un côté un velours dont les prébouloches de l'envers et l'aspect écrasé de certaines zones du poil ne laissaient pas présager une grande qualité mais avec une composition coton très majoritaire après brulis et une élasticité parfaite, probablement fabriqué à quelques milliers de kilomètres d'ici, mais présent ici et maintenant donc sans frais de port et avec participation à l'économie locale, ses 4€/m pompant peu de ressources dans le porte-monnaie. 
    - de l'autre un coton bio avec élasthanne, irréprochable sur échantillon, cher (27 à 30€/m), avec transport individualisé nécessaire depuis l'Allemagne.
    Alors hein, qu'est-ce qu'on a fait ? Sachant que le patron n'était pas abouti ?

    Le silence des boyaux
    Angledroitisation de la fourche dos

      Ben on est repartie avec son velours de schtroumpfette qui colore les jambes en bleu même après trois lavages donc autant dire que je l'ai porté un semaine le temps de me faire un avis et qu'il ne ressortira du placard que les jambes devant.

    Le silence des boyaux

      On retrouve le pli de la déprime sous la fesse, manifestement grande est la peine à comprendre quel serait l'ajustement approprié. Ma modification de la hauteur de fourche a de plus été assez mal gérée et le passant placé au milieu dos rend la fourche inconfortable. Question sensation, j'ai l'impression que le tissu qui recouvre le fessier est vite tiré vers le bas, surtout quand je commence à lever le genou.
    Je me suis demandée si je devrais poursuivre le creusement de la fourche devant, et n'y ai finalement pas touché pour la version suivante.

    **********

      J'ai donc continué à jouer à "tu chauffes ou tu refroidis" avec cette fois 1.3 m du beau velours bordeaux 98% coton GOTS 2% élasthanne, en creusant la fourche dos.

    Le silence des boyaux

    Le silence des boyaux

     Et Biquette fit son premier gif

    - C'est un peu mieux pour les plis soufessiers. Un peu... Il ne faut pas que je diminue davantage la hauteur de la fesse sur la verticale au milieu de la jambe car le lever de genou deviendrait alors trop limité.
    - J'ai dessiné la découpe de la réhausse dos au doigt mouillé et elle est encore trop bombée, ce qui forme des poches assez laides sous la ceinture.
    - Il faudrait moins de largeur sur la taille au dos pour car le pantalon a trop tendance à redescendre sur les hanches.
    - Comme je trouve le côté légèrement trop bombé sur le haut de la cuisse (je l'ai un peu repris sur les photos portée par rapport à la découpe sur tissu), je pense réorienter à l'oblique la fourche dos pour décaler le côté taille dos sur le côté.
    - J'avais orienté la fourche devant complètement à la verticale pour éviter les plis d'aine, je pourrais là aussi la remettre légèrement à l'oblique.
    - Ce jean est néanmoins très portable : deux semaines d'affilée avant un premier lavage, ce à quoi n'avait réussi aucun de ses prédécesseurs.

    Le silence des boyaux

    Avachissement naturel / Lordose            

    Le silence des boyaux

      Voilà où on en est pour cette année.


    20 commentaires
  •   Vous souvenez-vous de ma soi-disant robe Angela 15 ans ? Depuis le temps que je promettais une petite sœur à ce pilier de ma garde-robe, il aura fallu que je tombe sur un tissu providentiel pour lancer le processus. Ce ne fut pas gagné, puisque ce pilou à carreaux 100% coton à l'exceptionnel toucher 100% cachemire aperçu deux semaines auparavant chez sacrés coupons était devenu introuvable au détecteur à pépites quand je me suis décidée à m'en porter acquéreuse et que son signalement ne disait rien aux vendeuses ; je m'apprêtais à me demander s'il avait vraiment existé et à devoir en faire le deuil quand je l'ai retrouvé sur leur site internet ! Il en reste deux et le métrage est parfait pour un pyjama, je dis ça je dis rien.

    La robe doudou

      Je suis partie de ma nouvelle base pour la construction. Le haut n'est pas patronné de la même manière que la première fois parce que je voulais un peu moins de tension sur l'épaule : le décolleté est donc un peu plus lâche et la tête de manche tombe davantage sur l'extrémité de l'épaule, un poil trop cette fois. J'ai absorbé un peu plus de volume à la poitrine à l'aide de deux pinces au lieu d'une, orientées de manière à préserver la continuité des lignes rouges/jaunes. La manche est également perfectible, mais je suis surtout satisfaite de voir que j'arrive maintenant à pondre une manche correcte sans me baser sur des calculs/tracés alambiqués.

    La robe doudou

      Le décolleté fini au biais a été stabilisé par une bande de thermocollant.

    La robe doudou

      Le grand dilemme de cette robe fut la longueur de la jupe dos car la principale motivation derrière cette nouvelle déclinaison est que la première a rétréci à ce niveau. Déjà que la longueur midi n'est pas franchement le genre de la maison, là c'en est arrivé au point où je ne peux plus me pencher, heu, sereinement. Une longueur dos à la carte était possible en plaçant le demi cercle dans la longueur, mais cela m'aurait forcée à un haut dépourvu de la légère élasticité du sens trame. L'option choisie a donc été de couper la jupe dans la largeur, d'où la longueur limitée.

    La robe doudou

    2014 vs 2019

      A la fin de mon billet de 2014 je regrettais que les manches fussent un peu courtes, 5 ans et 5 cm plus tard, les voilà idéales.

    La robe doudou

     Après cette photo j'ai repris la ligne de taille qui gondolait un peu sur le devant.

      Le dernier fil coupé, j'ai épongé une larme de bonheur... pour m'apercevoir que j'avais oublié la planque du mouchoir. Et c'est parti pour re-2 poches paysannes, d'abord montées à l'envers parce que j'étais pressée youhouuu ! Je ne sais toujours pas si c'est l'idée du siècle de les avoir mis sur une zone qui tombe dans le biais mais la déformation de robe n°1 ne semble pas horrible, alors qui vivra verra.

    La robe doudou

    La robe doudou

      Nous vivons une saison parfaite pour cette robe. Et la différence majeure d'avec 2014, c'est que j'ai maintenant 2 grand châles pour venir la réchauffer !

    La robe doudou

    La robe doudou

      Elle n'est pas doublée car je déteste toujours autant poser des doublures et heureusement le pilou mou ne colle pas aux collants. Ses 80 cm à la taille ne l'empêchent pas d'être enfilée facilement même sans système de fermeture.

      Bilan : grosse vibe wardrobe staple pour cette resucée, qui ne serait à corriger que d'un brin pour les légères dissonances subsistant (épaule et carrure devant à raccourcir, excès de tissu de la tête de manche au dos, hauteur de l'ourlet à niveler). Mais entre nous on sait que le coton ça rétrécit toujours un peu, donc dans quelques lavages elle devrait s'approcher d'un état ressemblant à rien de moins que la perfection à mes yeux.


    18 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique